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Isabelle Gaillard, Coach professionnelle et Biographe

Histoires de vies, de preuves du sens à l'épreuve du temps... Des moments d'intimité, des réflexions de vie, pour l'inflexion de l'âme et du coeur !!

Paradoxes apparents....

Publié le 4 Décembre 2012 par Isabelle Gaillard

Depuis plusieurs années, j'oscille entre deux sensations, perceptions que d'aucuns pourraient estimer ou "juger comme" paradoxales....

Il m'arrive souvent de me trouver dans la même journée, happée par la perception de "la préciosité du temps", et là, ça agit comme une URGENCE de voir, toucher, entendre, revoir, lire fût-ce un mot, un sms à défaut ce que les nostalgiques du romantisme appelleraient volontiers "un billet doux"... au nom de cette contrainte existentielle qui se nomme "la finitude".. Puis le moment d'après, de toucher et vivre pleinement, de et dans tout mon Etre la sensation qui me dit que "je ne suis pressée de rien"...

Contradictoire apparemment... "Que nenni" auraient dit les bons causeurs du bon français...

Ce qui fait la différence et non l'opposition, vu de chez moi...

C'est le LIEN qui tisse la RELATION

Certaine du lien que je peux avoir avec certaines personnes, je ne suis pressée de rien...Comme une intime conviction, je SENS tellement que l'AUTRE EST, que je SAIS qu'il EST LA...

Le silence alors n'agit pas comme une distance, mais comme un espace privé O combien nécessaire, louable et respectable !! Il est silence comme en musique...la partition continue et il en fait partie. Le musicien qui ne l'entendrait pas de cette oreille commettrait certainement une erreur d'interprétation...

La contradiction, le questionnement et tout ce qu'ils engendrent vient du fait que la fragilité du lien, ou la sensation de la fragilité du lien crée l'urgence de lui donner une réalité dans le temps qui passe... ET la lui donner ICI et MAINTENANT...

Et dans ces moments-là, la préciosité du temps m'apparaît par la consience qui me semble aiguisée par sa fragilité, la probabilité que tout peut s'arrêter "comme ça", "en un claquement de doigts"... L'accident mortel de voiture ou un AVC... Bref... Tout ce qui peut nous mettre dans un état de sidération, de colère et de culpabilité face à l'injustice d'une disparition...sans préavis....

Dans ces moments là, en un mot commençant comme en cinq... LA VALEUR DE LA VIE me met dans un état d'impatience, de perception aigüe du temps telle que la moindre minute s'écoule comme une éternité que je ne pourrais atteindre dans mon Etat de mortelle... Autant dire qu'un jour ressemblerait alors à une durée immensément trop longue pour supporter toutes les fractions et les millièmes fractions de secondes qu'il contient...

Seule la certitude du LIEN qui tisse la RELATION fait bouger le curseur... et qu'il est bon de se sentir " pressé de rien"...

Amicalement

Isabelle

Paradoxes apparents....
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