Issus du béton, dressés vers un ciel qui se veut traversé par les fumées du départ comme un ciel de traîne…
Ces beaux représentants du monde végétal dont on coupe tout pour qu’ils redonnent leur sève de vie…m’apparaissent avec leurs poings dressés comme une colère silencieuse contre ce qu’on leur a fait.. C’était pour leur bien mais ils ne le savent pas.
Qu’ils sont laids dans cette nudité… qu’ils sont beaux dans leurs promesses
Quand je les vois ainsi, j’ai du mal à me rappeler ce qu’ils ont à offrir
La patience que la Nature demande s’est éloignée de moi au point que j’oublie tout…tout ce qui a été, et tout ce qui sera, au nom de tout ce qui est.
Laids, les poings levés, dans une attente interminable que les retards des saisons et de tous ses printemps auront étirée jusqu’à un infini impossible à atteindre
A eux aussi, je souhaite une belle vie
Amicalement
Isabelle
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