Le temps des organisations est bien différent du temps des femmes et des hommes qui les font vivre, dans leurs changements successifs.
Pour certains « C’est écrit, donc ça existe »
Pour d’autres, « C’est écrit mais c’est aujourd’hui que demain tout commence » parce qu’il faut le temps de l’ingestion (et non pas de l’injection…désolée, je n’ai pas pu m’en empêcher) et celui de la digestion.
En d’autres termes, l’assimilation de tout élément nouveau, ou aliment à l’apparence normale afin d’en dégager des comportements et des savoir-faire appropriés.
Bref. Mon propos n’est certes pas scientifique, ce n’est pas ma compétence. Mon propos est celui d’une coach parmi d’autres.
Et puis, je me rends compte aussi d’un « modèle » radicalement opposé.
Certaines fois, le temps comme la pensée des femmes et des hommes vont beaucoup plus vite que ceux des organisations. Et là, ils se heurtent à une forme de « Rien silencieux ». Curieuse expérience !!!
Alors comme au théâtre, il me vient ce monologue de Pierre Etaix dans « (Madame) Marguerite et les autres » (1983), monologue autrement appelé une vie sans entracte, qui s’intitule « PLEIN »
« PLEIN soleil, plein feux, plein les mirettes, plein d’illusions, plein la vue, plein de remords,
Plein comme un œuf, PLEIN
Plein de boulot, plein tube, plein gaz, plein d’idées, plein la tête, plein d’énergie, plein d’allant, plein de temps, plein d’ardeur, plein d’audace, plein de pouvoir, plein de vide, plein de merde
Plein comme un œuf, PLEIN
Plein d’amis, plein d’affection, plein de sollicitudes, plein de reconnaissance, plein de respect, plein de bon sens, plein d’humour, plein de malices, plein de sous-entendus, plein de contradictions, plein de reproches, plein la poire
Plein comme un œuf, PLEIN
Plein de gens, plein de monde, plein la panse, plein de soupe, plein les poches, plein tarif, plein de superbe, plein de vide, plein le cul !
Plein comme un œuf PLEIN
Et pourtant, expliquez-moi ça, ….
Pleine de confiance, pleine comme un œuf et quel œuf !
PLEIN ! »
Je ne sais pour vous, mais moi, j’en ai reçu dans mon bureau des « gens » qui face à ce RIEN, pleuraient ou hurlaient leur PLEIN
Merci à Annie Girardot d’avoir prêté sa voix à cette situation
Culturellement vôtre
Isabelle
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