Billet d’humour (ou presque)
J’avais envie de vous faire part d’une ancienne conversation que j’ai eue dans mon bureau de « coach interne en charge du développement de la qualité managériale », c’était il y a 10 ans…
Je venais du secteur privé et me trouvais confrontée à une culture totalement inconnue. Je n’ai toutefois pas tardé à lui accorder tout mon respect découvrant en cela les actions, pour certaines invisibles et inconnues, de cette collectivité qui s’appelait encore le Conseil Général.
La Fonction Publique propose plusieurs mots différents bien que reliés : Statut, Grade, Échelon, Emploi, Métiers, Compétences Activités…mais pas encore Appétences, Savoir Être ou encore Potentiels[1]…
Cette personne venue de sa propre volonté (c’est important) dans mon bureau me disait vouloir « faire une mobilité ». BIEN ! Or il ajouta juste après qu’il ne le pouvait pas parce qu’il était « Attaché » (j’ai évidemment compris APRÈS ce qu’il voulait dire), ce à quoi je lui ai demandé « Attaché à quoi ? ». Il m’a précisé « Attaché Principal »… ce qui m’a évidemment amenée à lui demander à quoi il se sentait « principalement attaché »…
C’était volontairement naïf de ma part que cette façon de le questionner, je ne le pourrai plus aujourd’hui… 11 ans après. Or, je garde le souvenir de l’état de surprise dans lequel cela l’a mis, et nous avons finalement pu parler de ses choix.
En revanche, ce qui reste toujours très ACTIF, c’est le résultat des travaux d’Henri Laborit[2], repris dans son ouvrage « L’éloge de la fuite »
3 états sont au moins possibles :
- La lutte : (quelle qu’en soit sa forme selon sa sphère) : se battre contre, se battre pour…se battre, Point. Henri Laborit nous enseigne que 2 rats coincés dans un même espace clos, recevant pendant une semaine entière des maltraitances de signaux lumineux annonciateurs d’une « giclée » d’électricité dans les pattes, se sont battus tous les jours. Au bout de cette « expérience » que je ne voudrais qualifier, les 2 rats étaient bien amochés, griffés et mordus de partout… Pour autant, aucun organe vital n’avait été endommagé par cette semaine infernale
- La fuite : selon le même protocole, un seul rat a reçu ces mauvais traitements mais heureusement pour lui, il pouvait passer d’une cage à une autre par une porte mitoyenne laissée ouverte. Au bout d’une semaine, ce « ratounet » devait certainement avoir mal aux pattes mais aucun organe vital n’était touché
- L’inhibition de l’action ou la sidération : cette fois c’était plus intense. Un seul rat. Une seule pièce. Pas d’échappatoire. Le même traitement infligé a conduit cet Être vivant à se trouver prostré, incapable de toute action, de tout mouvement tant l’angoisse étaut immense, certains organes vitaux abîmés, il était voué à une disparition certaine…
Nous avons longuement discuté avec ce Monsieur principalement attaché à ce qui lui donnait son identité professionnelle et sociale…
Je ne vous raconterai pas la suite, car il s’agit de SA VIE
Courageusement vôtre
Isabelle
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