A ces belles âmes
Éperdument amoureuses et perdues dans le temps…
A toutes celles qui AIMENT, en découvrant l’Amour
Qu’elles soient jeunes ou pas, le sujet n’est plus là…
A toutes celles qui OUBLIENT un peu plus chaque jour
Pour défier les lignées, dans leur vie ici-bas
A toutes celles qui VEULENT construire et édifier
Pour emporter le gain de leur âme sur les faits
A toutes celles qui PERDENT leur amour de vingt ans
Pour savourer les fruits de leurs futurs printemps
A toutes celles qui CLAMENT leurs attentes, leurs désirs
Et qui partent en silence pour mieux les assouvir…
A toutes celles qui CROIENT que le lien EST l’absence
Et que la vie défile sans foi ni espérance
A toutes celles qui CRIENT leur amour dans le vide
Et qui se privent, par là, de tous les liens solides
A toutes celles qui AIMENT la vie et ses trésors
Pour regarder devant et encore et encore…
A ces Âmes et à Toi, je dédierai ces mots
Pour mon Vœu le plus cher, enfouir par là les maux
Que les étapes de vie vous auront infligé
Pour enfin respirer, s’ouvrir et savourer…
Amicalement
Isabelle
Tu me dis que rien ne passe,
Même au bout d’un moment
Qu'un beau jour c'est une impasse
Et derrière l'océan
Que l'on garde toujours la trace
D'un amour, d'un absent
Que tu refais surface
Comme hier droit devant
Tu me dis que rien ne sert
La parole ou le temps
Qu'il faudra une vie entière
Pour un jour faire semblant
Pour regarder en arrière
Revenir en souriant
En gardant ce qu'il faut taire
Et puis faire comme avant
Je peux seulement te dire…
Je peux seulement te dire
Qu'il m'a fallu la peur pour être rassurée
Que j'ai connu la douleur avant d'être consolée
Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisée
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur...beau malheur
Tu me dis que rien n'efface
Ni la craie ni le sang
Qu'on apprend après la classe
Ou après ses 30 ans
Qu’on peut dire 3 fois hélas
Que personne ne l'entend
Comme personne ne remplace
Ceux qui partent pour longtemps
Tu me dis que vient l'hiver
Qu'on oublie le printemps
Que l'on vide les étagères
Qu'on remplit autrement
Qu'on se rappelle les yeux verts
Le rire à chaque instant
Qu'après tout la voix se perd
Mais les mots sont vivants
Je peux seulement te dire…
Je peux seulement te dire
Qu'il m'a fallu la peur pour être rassurée
Que j'ai connu la douleur avant d'être consolée
Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisée
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Tu me dis que c'est un piège
Un jeu pour les perdants
Que le bateau est en liège
Et l'armure en fer blanc
Que plus rien ne te protège
Ou alors pas longtemps
Que c'est comme un sortilège
D'être seule à présent
Je peux seulement te dire…
Je peux seulement te dire
Pour être rassurée
Avant d'être consolé
Pour ne plus rien cacher
Bien avant d'être apaisée
Il m'a fallu la peur pour être rassurée
Et j'ai connu la douleur avant d'être consolée
Il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Et j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisée
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur...beau malheur
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